Mythes Fondateurs : d’Hercule à Dark Vador – Musée du Louvre

Mythes Fondateurs

En temps normal, je déteste perdre mon temps avec les choses médiocres. J’évite autant que possible de voir des mauvais films, d’écouter de la mauvaise musique ou de m’intéresser à des trucs mal faits. Et quand, par malheur, il m’arrive d’être confronté à cela, j’essaie de ne pas perdre encore plus de temps en écrivant à leur sujet. Je préfère de loin le consacrer à ce qui en vaut la peine. Mais pour une fois, je vais faire une exception.

Le sujet de la première exposition de la toute récente Petite Galerie du Louvre était prometteur : les mythes fondateurs. Pour un écrivain, ce n’est ni plus ni moins que l’équivalent de la préhistoire pour un historien. Le moment où tout a commencé. Les premières histoires, les premiers héros, les premiers méchants… J’étais vraiment emballé à l’idée d’en apprendre plus sur le sujet.

Et tout commençait plutôt bien (malgré les trois quarts d’heure d’attente pour entrer, merci Vigipirate…). Les deux premières salles sont certes petites mais très informatives, avec une excellente scénographie, pleins de bonnes idées de présentation (je pense notamment à l’échantillon de matériau à toucher pour avoir la sensation d’avoir l’œuvre dans les mains sans l’abîmer pour autant).

C’est donc avec encore plus d’appétit que j’ai pénétré dans la troisième salle, bien plus grande que les premières. Une nouvelle fois, les qualités observées au début se retrouvent même si cette partie était particulièrement centrée sur les deux personnages du titre : Hercule et Dark Vador. D’ailleurs, les banalités et les approximations à propos de ce dernier faisaient un peu tâche. Autant je ne me permettrai pas de la ramener sur Hercule, autant sur Vador, je pense connaître le sujet. Du coup, je me retrouve à douter de la pertinence du reste vu ce que j’ai lu sur l’emblématique seigneur Sith.

La troisième salle bouclée, j’étais curieux de voir ce que me réservait la suite, je franchis donc le petit couloir au bout pour me retrouver… dehors. C’était terminé. Vous me direz, le titre ne mentait pas. D’Hercule à Dark Vador… Mais on aurait bien aimé qu’il y ait des trucs entre les deux quand même…

Non vraiment, venant du Louvre, cette exposition est la limite du crachat au visage des visiteurs. Surtout pour ceux qui auraient payé 15 euros simplement pour voir ça. Il est clair que le nom de Dark Vador sur l’affiche n’est qu’un attrape-geek posé là pour profiter de l’effet The Force Awakens (mention spéciale au quart de la pièce occupée par la diffusion d’un pauvre making of sur le costume de Darky datant de l’épisode III…). Et l’évocation des mythes fondateurs n’est qu’à peine survolé.

Le seul mérite de cette exposition a été de me faire découvrir un tableau d’une beauté à couper le souffle : Le Pandemonium de John Martin. Je vous mets une image clickable en dessous mais croyez moi, elle ne lui rend absolument pas justice. Cette oeuvre est vraiment impressionnante dans sa texture, ses reflets, ses couleurs, son ambiance. Un véritable coup de coeur.

Pandemonium grandPour le reste, passez votre chemin et gardez votre argent. Allez plutôt au Louvre en lui-même, il y a tellement de choses à voir et à apprendre que vous utiliserez bien mieux votre temps.

Cet article a été publié dans Chronique Culture. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s