Celui qui ne veut pas apprendre

C’est toujours quand vous vous y attendez le moins que ça vous tombe dessus. Toujours quand vous avez arrêté de chercher que ça vous trouve. Toujours quand vous avez réussi à vous persuader que ce n’était pas si mal sans que ça vous rappelle que c’est tout de même mieux avec.

Et il s’en faut d’un rien. Alors que vous avez développé des trésors d’ingéniosité pour vous mentir, un simple sourire vous remet face à la vérité. Un unique regard qui vous transperce et toutes vos résolutions volent en éclats. Une voix chaude vous enveloppe et voilà votre volonté la plus ferme détruite en un instant, sans pitié.

Les minutes défilent et vous avez beau vous répéter que c’est idiot, que de toute façon c’est une perte de temps, qu’il y a une chance sur million pour que ça ne finisse pas avec une cicatrice de plus… Rien y fait. Ce sourire, ce regard et cette voix continuent de vous chambouler intérieurement.  Alors bien sûr vous essayez de donner le change, de faire comme d’habitude, de ne surtout rien laisser paraître parce qu’il serait stupide de faire autrement. Vous avez beau tourner la chose dans tous les sens, elle n’a aucun sens. Alors vous essayer de la tuer dans l’œuf.

Mais la vérité c’est que vous n’en avez pas envie. Vous voulez que ce sourire ne s’adresse qu’à vous. Vous voulez que ce regard ne soit que pour vous. Vous voulez que cette voix ne parle qu’à vous. Vous voulez que votre monde ne tourne plus qu’autour de ces trois éléments. Qu’ils deviennent vos soleils. Que votre vie dépendent d’eux.

Les heures défilent et vous cherchez un moyen de les en empêcher. Le temps devient votre pire ennemi et vous donneriez tout pour pouvoir ralentir ces aiguilles narquoises  sur l’horloge qui semblent avancer de plus en plus vite juste pour se moquer de vous. Vous seriez prêt à sacrifier n’importe quoi à Chronos pour qu’il vous laisse profiter de ce moment encore un peu. Juste un peu.

Mais arrive l’instant, cruel et déchirant, où tout s’arrête. Et soudain vous avez froid à l’intérieur. Alors vous vous dites que vous saviez que ça arriverait, que vous n’avez que ce que vous méritez, que vous l’avez bien cherché. Vous arrivez enfin à reprendre pied et à penser clair. Vous êtes de nouveau maître de vous même.

Et vous vous retrouvez à écrire.

Et vous savez que cette inspiration soudaine n’est due qu’à une chose : l’idée que, bientôt, vous reverrez vos soleils.

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Un commentaire pour Celui qui ne veut pas apprendre

  1. Sander Spade dit :

    Praise the Sun

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