To quote The Clash…

« How can I be lost if I got nowhere to go ?« 

Ça fait maintenant près d’une semaine que j’essaie d’écrire le post que vous êtes en train de lire. Je l’ai commencé une bonne dizaine de fois déjà sans jamais arriver à le développer. Pendant un moment je pensais que le problème venait du fait que je ne trouvais pas la bonne accroche mais la vérité c’est que je ne sais pas ce que je veux dire. Ou, plus exactement, j’essaie d’exprimer trop de choses à la fois.

Il faut dire que ce qui m’est arrivé la semaine dernière m’a profondément ébranlé. Je ne vais pas entrer dans les détails parce que ça n’a pas grand intérêt, mais je pourrais résumer ça avec une bonne vieille maxime : l’enfer est pavé de bonnes intentions. J’ai fais quelque chose avec la meilleure volonté du monde et ça a tourné à la catastrophe.

Je n’ai jamais été frappé par la foudre, mais quelque chose me dit que ça doit ressembler à ce que j’ai ressenti quand j’ai vu le résultat de mon « oeuvre ». Quand des gens que j’apprécie sont blessés et qu’un endroit que j’aime pour sa bonne humeur devient un centre de règlement de compte, le tout par ma faute, difficile d’encaisser le coup sans broncher.

Je pourrais sans doute plaider la maladresse si c’était la première fois que ça m’arrivait. Malheureusement, ce n’est pas le cas. J’ai déjà fais des choses et pris des décisions en pensant que c’était pour le mieux, pour finir par me rendre compte que ça virait au cataclysme.

Ma réponse dans ce genre de cas a souvent été la même : l’exil. Plus ou moins définitif suivant les cas, mais généralement je préférais me retirer et disparaître. C’est toujours ce qui me semblait le plus logique. Après tout si j’ai fais une connerie assez grosse pour qu’elle ait de telles conséquences, il y a peu de chance que les personnes qui en ont souffert aient envie de supporter ma présence plus longtemps.

Je fais parti de ces gens avec un sens des responsabilités aigüe. Quand je fais une faute, je tiens à l’assumer complétement. Certains pourraient m’objecter que l’on ait pas nécessairement responsable de ce que provoquent nos actions et/ou nos paroles. C’est sans doute vrai, mais ça n’enlève rien au fait que si je n’avais pas agi, il n’y aurait pas eu de problème. Ergo, si je ne veux pas que ça se reproduise, le mieux est de partir et de laisser tranquille les personnes qui n’avaient rien demandé.

Pourtant quelque chose a changé ces derniers temps. Auparavant, je prenais la décision de partir rapidement, pour ne pas dire sur le champs. Mais là, c’est la deuxième fois en quelques mois que le cas se présente et que je n’agis pas à chaud. On pourrait penser que c’est de la maturité en un sens. Prendre le temps de réfléchir avant un choix important est généralement une bonne chose.

Sauf que dans le cas qui nous occupe, si j’avais agis la première fois comme je le fais habituellement, il n’y aurait pas eu de deuxième fois. En gros, parce que j’ai « réfléchi » (au fond n’est-ce pas simplement de la lâcheté ?) et que je ne suis pas parti la première fois,  j’ai créé la possibilité que la deuxième fois se produise.

Et donc me voilà perdu au milieu de tout ça, sans savoir que faire. J’ai beau tourner le problème dans tous les sens, j’ai l’impression qu’il n’y a aucune bonne solution. Rester et supporter la honte et le risque que tout cela se reproduise, ou partir et laisser derrière moi des gens que j’aime mais qui n’auraient plus à me supporter. Je commence à regretter le temps où je me laissais guider par mon instinct et mon impulsivité…

La seule bonne chose dans tout ça, c’est que j’ai enfin réussi à terminer ce billet. Sans avoir trouver de réponse. L’exorcisme, ça ne marche pas à chaque fois.

« How can I blame you when it’s me I can’t forgive ?« 

NdA : Oui, je sais que la chanson et les citations qui se trouvent dans le post ne sont pas des Clash…

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2 commentaires pour To quote The Clash…

  1. JLo dit :

    Je ne sais pas trop quoi dire pour pas faire le fantôme du post qui ne commente rien. En fait moi je préfère les iris quand Ark est la 🙂

  2. Samuel dit :

    Moi je sais d’où viennent les citations 🙂

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